En 1999, une amie décide de créer l’Association Parrainages Inde, qui vient en aide à des femmes seules dans le sud de l’Inde en finançant la scolarité de leurs enfants. J’adhère immédiatement à cette association en parraînant une femme veuve avec deux enfants. Par la suite, j’intègre le Conseil d’administration de l'Association.En 2001, plusieurs disparitions de proches me frappent : ma mère, renversée par une voiture, mon chat âgé de 14 ans, et mon compagnon qui partageait ma vie depuis 10 ans. L’année s’achève par un « remerciement » après 11 années de bons et loyaux services en tant que Directeur des Opérations Europe chez un éditeur de logiciels. Cette succession d’événements me pousse à réfléchir. Je décide alors de m’engager auprès du Comité International de la Croix-Rouge pour une mission en République démocratique du Congo. En 2004, le manque de mes proches me conduit à rentrer en France, où j’intègre une société européenne d’édition de logiciels, toujours comme Directeur des Opérations pour l’Europe.

Et là commence une nouvelle vie avec des rythmes infernaux.

Je partageais mon temps entre Paris, Munich, Amsterdam et Montréal, tout en vivant à Lyon. Ma mission consistait à satisfaire les actionnaires afin de rendre l’entreprise plus rentable, notamment par la mise en place répétée de plans sociaux. J’étais épuisé : une vie personnelle quasi inexistante, beaucoup d’argent gagné, mais plus de sens. Le jour où j’ai mené un entretien de licenciement avec un employé de 58 ans, j’ai craqué. Une fois la porte refermée, j’ai éclaté en sanglots. Je ne voulais plus de cette vie. Le déclic a été immédiat : j’avais pris ma décision, j’arrêtais tout.

L'histoire de Marron Rouge

En janvier, j’avais l’habitude de partir en Inde dans le cadre de l’Association Parrainages Inde. En janvier 2009, « libre de tout engagement », l’idée d’un commerce éthique commence à germer durant ce voyage. J’avais envie d’aider davantage les femmes soutenues par l’association, car jusqu’alors, les enfants étaient les principaux bénéficiaires directs de notre action. 
Depuis toujours, passionné par le design et la création, de plus en plus sensible à l’environnement et adepte convaincu du recyclage, je voulais désormais exercer une activité en adéquation avec mes valeurs humanistes, humanitaires et humaines. Et mettre à profit mes compétences du monde des affaires pour un projet porteur de sens.

L'histoire de Marron Rouge

Mes rencontres avec le peuple indien m’ont profondément marqué. À chaque voyage, j’étais impressionné par les savoir-faire, les « vouloir-faire », la créativité autour des matériaux recyclés, la simplicité des échanges avec les artisans et leur engagement. Et surtout, ce sourire permanent des Indiens, quelle que soit leur condition sociale.

Après trois voyages en Inde en 2009, mes motivations se sont précisées :
- Créer des objets et accessoires exclusifs.
- Développer un commerce éthique et responsable.
- Travailler dans la bonne humeur et avec plaisir.

L'histoire de Marron Rouge

Le Logo était créé avec les deux couleurs mais je n'avais toujours pas trouvé de nom pour ce commerce. Au fin fond d'une chambre d'hôtel à Bangalore , en Inde, en regardant le logo et en pensant au message qu'il pourrait transmettre, les deux couleurs se sont imposées et Marron Rouge était né. Ces deux couleurs étaient dans mon esprit, associées à la création, à l'univers textile, au design.

Le recyclage était l'ADN de Marron Rouge et j'avais commencé à créer toute une série d'accessoires de mode, de petit mobilier en matières recyclées tel que le pneu, la chambre à air, les étiquettes de jeans, les gilets de sauvetages, les sacs de riz ....
J’ai visité chacun des ateliers partenaires pour m’assurer que les conditions de travail respectaient des normes locales dignes. Je vérifiais toujours si les employés avaient accès à une couverture santé, si leurs enfants étaient scolarisés

Les structures locales avec lesquelles je m'étais engagé.
-Région de Pondichéry ateliers de réinsertion de femmes après le tsunami de 2004, travaillant le papier journal recyclé.
-Région de Delhi une ONG luttant contre la pauvreté produit nos créations à partir de chambres à air, pneus, ceintures de sécurité, toiles de parachute recyclées.
-Toujours à Delhi collaboration avec une ONG qui nourrit 40 000 enfants des rues par jour, finance la scolarisation et la réinsertion professionnelle des femmes.
-Région de Calcutta atelier de réinsertion pour des femmes anciennement sans abri, formées à la confection de doudous par une jeune designer textile indienne.

L'histoire de Marron Rouge

Marron Rouge était reconnu pour sa créativité et son engagement.
- Label « Lyon Ville Équitable et Durable ».
- Résident au Village des Créateurs, structure de développement économique Mode Déco Design Rhône-Alpes.
- Référencé par la Cité du Design de Saint-Étienne pour l’usage du papier journal recyclé.

L'histoire de Marron Rouge

Sélectionné par la Paris Design Week avec une vitrine aux Galeries Lafayette Maison à Paris.

L’entreprise avait gagné en visibilité grâce au talent de mon agence de presse de l’époque, My Beautiful RP

J’ai porté Marron Rouge à bout de bras, seul, pendant près de dix ans. Ce fut une erreur de gérer tout cela tout seul. Je devais m'occuper de la création, l'administratif, la logistique, le marketing, et la commercialisation. Si c'était à refaire, je le referrais sans hésiter mais différamment. Je n'ai aucune nostalgie par rapport à cette tranche de vie, mais ça reste dans mon ADN sans pour autant que ce soit douloureux. C'était juste une chouette période de ma vie.

L'histoire de Marron Rouge

Les réalités économiques m’ont finalement conduit à prendre un nouveau tournant professionnel en rejoignant Acanthe, à Lyon, entreprise de paysagisme d’intérieur.
Après deux années d’apprentissage sur le terrain, j’ai pris mon envol au sein de la structure et suis devenu, au bout de huit ans, une référence reconnue par mes clients et collègues.

Aujourd’hui, j’ai quitté Lyon pour m’installer à Nice , où je savoure une nouvelle vie . Le désir d’écrire et de partager est revenu frapper à ma porte. Je relance donc Marron Rouge – Le Blog, où je partagerai mes passions : l’art, les expositions, le cinéma, les jardins,la Musique, Lyon, Nice, la photographie, New York, les voyages, mes coups de cœur, la bonne humeur, …

UN HOMME DE LA RUE est une référence à ma mère qui m'avait surnommé ainsi car je passais beaucoup de temps entre deux avions. Le côté créatif et la bonne humeur sont un héritage de mon père qui était tailleur et avait toujours une plaisanterie en réserve.

L'histoire de Marron Rouge

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