Vu sur Arte, dans le cadre du cycle consacré à François Ozon, un réalisateur que j’aime globalement beaucoup.
Je précise globalement, car, cette fois, je me suis demandé : pourquoi ce film ?
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Le sexe est bien présent, mais l’érotisme, lui, me semble raté. Ce qui aurait pu installer le désir, le trouble ou la sensualité bascule progressivement dans une violence qui me laisse perplexe. Je n’en ai compris ni la nécessité ni ce qu’elle était censée apporter au film.
L’idée des frères jumeaux psychanalystes aurait pu ouvrir une réflexion passionnante sur le double, l’identité, le désir ou la manipulation. Elle aurait pu donner au film la richesse psychologique d’une série comme En thérapie. Mais ici, la gémellité entretient surtout une ambiguïté qui finit par devenir difficile à suivre, sans que j’en comprenne véritablement la nécessité.
L’univers de cette bourgeoisie parisienne, froid, élégant et très esthétisé, m’a également tenu à distance. Tout semble construit pour créer le trouble, mais ce trouble m’a paru davantage fabriqué que réellement ressenti.
En tout état de cause, je n’ai pas aimé L’Amant double. Et je cherche toujours à comprendre ce que François Ozon a voulu raconter — et, surtout, pourquoi ce film.
Réalisateur : François Ozon
Acteurs principaux : Marine Vacth, Jérémie Renier, Jacqueline Bisset
Une critique du film intitulée Double Peine